Agadir:Definition historique
(Extrait de l'article de Ivo Grammet, in Splendeurs du Maroc (éditions Plume, Paris, 1998))
Pour protéger leurs réserves et se défendre, les habitants de différents hameaux et villages construisirent des bâtiments fortifiés communautaires. Chaque famille y possédait un entrepôt. Les habitants pouvaient aussi s'y mettre à l'abri et se défendre en cas d'attaque. De là vient que le terme d'agadir désigne à la fois la fortification et le grenier collectif.
On y conservait des aliments de toute sorte. Le grain, principalement l'orge, pouvait être gardé jusqu'à 25 ans, les amandes 20 ans et les noix d'argan 30 ans. Le beurre fondu et le miel se conservaient pendant plusieurs années dans des jarres à provisions en céramique bouchées, l'huile dans des cruches à long col. On y cachait aussi des pains de sel, des dattes, des figues, des sauterelles, du henné et des peaux de moutons, de même que les armes et les munitions nécessaires à la défense, des bijoux, des vêtements de fête, des documents et des titres de propriété écrits sur des tablettes de bois.